30.09.2008

Moi et la famille… à travers les Delon père/fils.

premier.jpg Moment d’anthologie dimanche après-midi. D’habitude le dimanche, j’ai la pêche sauf que dimanche dernier, lendemain de fête oblige, la moindre action me demandait une énergie incroyable. Penser me demandait une énergie incroyable. Je décide donc de m’installer dans un fauteuil et de zapper. Je tombe sur Michel Drucker (que je regarde rarement) en pleine conversation avec Anthony Delon (que je trouve agréable à regarder). Mes neurones se connectent. Faut dire Michel lui a préparé une surprise. Je repense alors à la vieille émission « Sacrée soirée » consacrée à Delon et qui a eu pour surprise la venue de son fils des Etats-Unis. Je me dis à ce moment précis que Delon peut bien venir de Suisse pour son fils. D’ailleurs Michel repense à cette émission aussi et montre l’extrait (comme quoi, je ne suis pas si fatiguée que ça !). Sauf qu’il dit qu’il y a deux personnes. En attendant, Michel et Anthony chambrent bien le père… et le rideau se lève. Arrivent Mireille Darc et Alain Delon. Delon fidèle à lui-même fait mouche en répondant aux vannes précitées. Si cette invitation semble convenue, ce qui a suivi l’a été un peu moins. On voit ce qu’est une famille dans toute sa splendeur. Les liens du sang et du cœur ; la rivalité père/fils ; la filiation ; la place d’un enfant dans une famille recomposée ; être le fils de … . On repense au film qu’on a vu quelques jours auparavant « Le premier jour du reste de ta vie » qu’on a bien aimé et qui traite également de la famille (Mon moment préféré est celui où Jacques Gamblin dit que voir grandir ses enfants a été le plus beau spectacle de sa vie). Le titre (emprunté à une chanson de Daho) dit tout. Autrement dit, profiter de la vie et ne pas vivre avec des bagages lourds qu’on pourrait regretter une fois un des proches disparus. Et les Delon semblent être arrivés à la même conclusion. Avec humour, ils ont tout de même parlé de leurs relations conflictuelles, de leurs raisons, mais aussi du temps qui passe, de la nécessité de se rapprocher avant qu’il ne soit trop tard. Mireille Darc, même si séparée de Delon, reste toujours proches de ces deux-là et s'avère être une excellente interlocutrice pour temporiser ces deux âmes qui ne se comprennent pas toujours. Il y avait pas mal d’émotion et finalement j’ai aimé avoir eu l’idée de m’avachir dans un fauteuil ce dimanche-là.