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26.05.2008
Moi et Etienne : le dahoïsme dans toute sa splendeur !
La semaine passée, je suis allée au concert d’Etienne Daho à la salle de la Cité de Rennes. Non sans appréhension. Il faut dire que je l’avais déjà vu huit ans auparavant au Liberté à Rennes. J’avais adoré. Seulement, les années ont passé. Sa mèche avait poussé. Il avait peut-être vieilli ? Bref j’avais peur d’être déçue. Sauf que… dès le début je l’ai trouvé terrible et terriblement sexy. Tout de noir vêtu. La veste sans la chemise. Et y a pas à dire, ça plante le décor. Un mec comme ça qui assume sa masculinité, j’adore. Genre, c’est moi qui décide que c’est ici et maintenant ! (Comme Hedi Slimane est sorti de la mode, je me demande qui l’habille ?) Et puis, je ne m’en suis pas rendue compte sur le moment mais il avait coupé ses cheveux. Et nul doute, qu’il est mieux ainsi. Surtout, la salle de la Cité c’est minuscule donc tu es proche de l’artiste. Tu le vois super bien. J’ai adoré. Accompagné de sept musiciens, il a commencé doucement ("début poussif" comme j'ai pu le lire le lendemain dans un article de presse régionale était un peu exagéré! C'est comme en amour, respecter les étapes, les préliminaires pour commencer et ensuite y aller franco!). En fait, tout s’est joué avec « Comme un igloo » pour déchaîner la salle. Pendant le concert, j’ai aimé ses confidences, son humour, lui que j’imagine si pudique, si discret. Et puis, Etienne (permettez-moi de l’appeler ainsi) a mouillé, non pas la chemise qu’il n’avait pas, mais la veste. Enfin, j’ai découvert un mec qui savait ce qu’il voulait et ce qu’il ne voulait pas. Par exemple, ne plus chanter « Week-end à Rome » et visiblement « Duel au soleil » que j’adore. Je ne lui en veux pas. Je m’imagine chanteur. J’écris une chanson sous l’impulsion (disons amoureuse), un truc qui plaît mais au bout de vingt ans t’as sérieusement envie d’oublier la personne qui t’as inspiré la chanson, sauf que le public lui la réclame encore. Alors qu’a-t-il fait ? Un truc simple. Il a fait un « deal ». Il a demandé à voir le public et il l’a fait chanter sur ces deux chansons. Voilà, c’est Daho, faire plaisir sans se contraindre. J’ai aimé aussi son histoire de « désadorer » l’adoré car je suis en pleine phase avec ce sentiment aussi étrange que nécessaire. Et bizarrement, Daho a souvent pansé mes peines avec ses chansons. Et puis, il a contribué à pimenter mes soirées étudiantes, jeudisoiresques ou non. J’avais converti mes amies. La rue Jean Macé en a fait longtemps les frais, avec une version « Week-end à Rennes, Dinard, Dinan s’il y a le temps » ! C’était le bon vieux temps. Enfin, il m’a permis une rencontre amoureuse. Bref, Daho m’a mine de rien apporté pas mal de choses !
Seul bémol dans cette histoire. La basse qui faisait caisse de résonance dans la salle. Le musicien n’avait pas intérêt à se lâcher sinon le son était mauvais.

Moralité de ce concert : En sortant j’avais la pêche. Un événement qui te ravigote !!!
Victor Dorélie
19:26 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : etienne daho, rennes, salle de la cité



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