22.06.2008

Moi et Stephan Eicher: ces textes devraient faire l'objet d'une thèse!!!

Oui, je suis dans ma période musicale et période où je dévoile les noms des hommes publics que je n'aime pas, mais dont j'aime bien les chansons. Après B. Lavilliers, c'est au tour de Stephan Eicher. J'ai redécouvert ses chansons récemment à cause d'une pauvre phrase réaliste que je disais à quelqu'un "Il ne te doit rien". Du coup, cette personne m'a reparlé de cette chanson que j'avais oubliée dans un coin de mon cerveau (c'est fou ce que je peux y retrouver quand je me concentre!!!). Je lui réponds que je ne connais pas. Donc forcément j'ai eu le droit à une écoute de ladite chanson. Sauf que là, mon pov cerveau s'est mis à débiter le refrain d'un coup d'un seul. La personne m'a regardée, genre "elle se fout de moi, en plus" sauf que non. Je me moque beaucoup mais pas de mes amis, sauf avec eux. C'est surtout que j'ai toujours eu une mémoire sélective. Et à réécouter cette chanson écrite par Philippe Djian, je trouve qu'elle est d'une justesse incroyable. J'en pleurerais presque tellement elle me touche. Alors je ne sais pas pourquoi mais faudrait que j'aille voir un jour ce cher Stephan Eicher en concert, et puis, relire un peu du Philippe Djian. Peut-être pour les "remercier" de m'avoir aidée à trouver le chemin qui me correspondait!

http://www.youtube.com/watch?v=l8bFj0xepLA

Victor Dorélie

 ps: la question qui m'interroge, mais si je n'ai pas la réponse, je pourrais survivre quand même: Stephan Eicher a -t-il écrit "Confettis" pour la personne qui lui a inspiré "Je n'ai pas d'ami comme toi"... Je vous avais prévenu que j'aimais bien me moquer...  

 

 

16.06.2008

Moi et« Confettis » de Stephan Eicher

jolie chanson pour toute personne qui souhaite clarifier avec une autre ...

10.06.2008

Moi et « l’été » : j’aime beaucoup les chansons de Bernard Lavilliers

Voilà, le soleil est de retour. Et ça fait du bien. Et je ne sais pas pourquoi, j’ai dans la tête une chanson trop méconnue « L’été » de Bernard Lavilliers (je remercie vivement la personne ayant eu la délicate attention de me l’offrir un jour de Noël). Oui, oui, ce type aux boucles d’oreilles, un peu baraqué, un peu beaucoup je me la pète. Autant je n’aime pas l’homme public, autant j’aime ses chansons (« on the road again » est aussi un joyau). Et son « été », comment dirais-je, je trouve que c’est une réussite. Un hymne à la passion, à la sensualité, à la déraison avec toutes les conséquences qui en découlent : la perte, la confusion, la mélancolie. Alors rien que pour cette chanson, je suis capable comme aujourd’hui de vanter ce chanteur dès que l’occasion se présente.

http://www.dailymotion.com/video/x29ysu_bernard-lavillier...

Victor Dorélie

01.06.2008

Moi et la pub sur ma voiture: pour un autocollant anti-pub!

Alors s'il y a bien un truc qui m'agace ce sont les pubs en nombre que je retrouve sur le pare-brise de ma voiture chaque semaine. Inlassablement, le même geste : enlever le papier sans le laisser dans la nature bien sûr. Sauf que ça m'énerve, car s'il pleut, ça colle voire casse, t'as les mains colorées, le pare-brise sale, des bouts qui s'envolent. Mais le pire, c'est le déposant qui te le coince sur ton essuie-glace non seulement à l'avant de ta voiture mais aussi à l'arrière de celle-ci. Tu ne penses pas toujours à faire le tour de ta voiture avant de partir et voilà qu'en route, tu vois l'intrus qui t'énerve et ce vendredi soir, sous la pluie, j'avoue que c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Qu'on arrête de me mettre de la pub sur ma voiture car un, ça ne me plaît jamais et deux, ça peut finir dans la nature. Sans être particulièrement partisane des Verts (la preuve, j'ai une voiture ;) non hybride, personne n'est parfait), j'aimerais tout de même qu'on mette en oeuvre un autocollant que l'on pose sur les voitures des propriétaires qui ne souhaitent pas de pub, comme pour les boîtes aux lettres. Et fini les embrouilles avec ces satanés papiers!

A bon entendeur salut! Si l'idée vous plaît, n'hésitez pas à la diffuser.

Victor Dorélie 

 

 

26.05.2008

Moi et Etienne : le dahoïsme dans toute sa splendeur !

La semaine passée, je suis allée au concert d’Etienne Daho à la salle de la Cité de Rennes. Non sans appréhension. Il faut dire que je l’avais déjà vu huit ans auparavant au Liberté à Rennes. J’avais adoré. Seulement, les années ont passé. Sa mèche avait poussé. Il avait peut-être vieilli ? Bref j’avais peur d’être déçue. Sauf que… dès le début je l’ai trouvé terrible et terriblement sexy. Tout de noir vêtu. La veste sans la chemise. Et y a pas à dire, ça plante le décor. Un mec comme ça qui assume sa masculinité, j’adore. Genre, c’est moi qui décide que c’est ici et maintenant ! (Comme Hedi Slimane est sorti de la mode, je me demande qui l’habille ?) Et puis, je ne m’en suis pas rendue compte sur le moment mais il avait coupé ses cheveux. Et nul doute, qu’il est mieux ainsi. Surtout, la salle de la Cité c’est minuscule donc tu es proche de l’artiste. Tu le vois super bien. J’ai adoré. Accompagné de sept musiciens, il a commencé doucement ("début poussif" comme j'ai pu le lire le lendemain dans un article de presse régionale était un peu exagéré! C'est comme en amour, respecter les étapes, les préliminaires pour commencer et ensuite y aller franco!). En fait, tout s’est joué avec « Comme un igloo » pour déchaîner la salle. Pendant le concert, j’ai aimé ses confidences, son humour, lui que j’imagine si pudique, si discret. Et puis, Etienne (permettez-moi de l’appeler ainsi) a mouillé, non pas la chemise qu’il n’avait pas, mais la veste. Enfin, j’ai découvert un mec qui savait ce qu’il voulait et ce qu’il ne voulait pas. Par exemple, ne plus chanter « Week-end à Rome » et visiblement « Duel au soleil » que j’adore. Je ne lui en veux pas. Je m’imagine chanteur. J’écris une chanson sous l’impulsion (disons amoureuse), un truc qui plaît mais au bout de vingt ans t’as sérieusement envie d’oublier la personne qui t’as inspiré la chanson, sauf que le public lui la réclame encore. Alors qu’a-t-il fait ? Un truc simple. Il a fait un « deal ». Il a demandé à voir le public et il l’a fait chanter sur ces deux chansons. Voilà, c’est Daho, faire plaisir sans se contraindre. J’ai aimé aussi son histoire de « désadorer » l’adoré car je suis en pleine phase avec ce sentiment aussi étrange que nécessaire. Et bizarrement, Daho a souvent pansé mes peines avec ses chansons. Et puis, il a contribué à pimenter mes soirées étudiantes, jeudisoiresques ou non. J’avais converti mes amies. La rue Jean Macé en a fait longtemps les frais, avec une version « Week-end à Rennes, Dinard, Dinan s’il y a le temps » ! C’était le bon vieux temps. Enfin, il m’a permis une rencontre amoureuse. Bref, Daho m’a mine de rien apporté pas mal de choses !

Seul bémol dans cette histoire. La basse qui faisait caisse de résonance dans la salle. Le musicien n’avait pas intérêt à se lâcher sinon le son était mauvais.

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Moralité de ce concert : En sortant j’avais la pêche. Un événement qui te ravigote !!!

 

Victor Dorélie

23.04.2008

Moi et "j'ai toujours rêvé d'être un gangster" de Samuel Benchétrit : jubilatoire!

J'allais voir ce film avec un a priori positif et je n'ai pas été déçue. Déjà ce titre accrocheur auquel n'importe quidam pourrait s'identifier. Benchétrit use des codes cinématographiques avec brio. La palette d'acteurs est impressionnante. citons: Edouard Baer qui y est magnifique, le duo Arno-Bashung qui démontre leur capacité à se moquer d'eux-mêmes, l'équipe de Rochefort qui n'est plus ce qu'elle était, le duo belge qui s'avère être un duo de bras cassés. Surtout le ressort comique est incroyable dans ce film. Mais bon, rien ne sert d'en dire plus, courez le découvrir par vous-même!!! 1185320446.jpg

 Victor Dorélie

 

22.04.2008

Moi et Le Daniel : à se damner.

C’est la première fois que je fais ça sur ce site : un article gastronomique. Et s’il y en a bien un qui mérite bien ça c’est le pâtissier  Le Daniel, meilleur ouvrier de France, installé à Rennes. Il fait des gâteaux, glaces et cocktails, dignes de ce nom. J’ai pu discuter avec lui un jour, je l’ai trouvé très abordable et j’ai aimé sa manière de parler non seulement des macarons mais aussi de ses collègues.

Alors, avec ma clique, on fait des dégustations. Je vous dis pas comment ça vous forme le palais et développe vos goûts de luxe.

Mes préférés sont :

le Fest Noz 998955511.jpg

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                                                        le Macaron Ananas

 

 

 

 

 

 

 et puis un autre, dont je ne trouve pas la photo sur le site, mais qui reste celui qui manquerait le plus sur une île déserte (mais bon, la probabilité que je me retrouve sur une île déserte étant infime!)...

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Les glaces sont très bonnes également.

Je vous conseille Soleil Levant (les papilles sont sollicitées un maximum tellement il y a de choses à découvrir et à reconnaître).

 Une suggestion à M. Le Daniel : pour éviter l’abandon de Dames de fruits rouges, à la place des griottes (que je trouve trop acides), je propose des framboises.

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Seul bémol dans cette histoire : le personnel, pas toujours avenant. Puisse m’entendre M. Daniel !

 

 

Bonne dégustation.

 

 

Victor Dorélie

 

 

ps: en cadeaux, offrez des lichous. Tout simplement délicieux!

15.04.2008

Moi et « la môme » d’Olivier Dahan ou comment bien s’ennuyer !

Je n’avais toujours pas vu « La môme » malgré tous les prix remis à cette chère Marion Cotillard. D’ailleurs, à la remise de ceux-ci, une chose m’avait particulièrement surprise : personne ne parlait de celui qui l’avait conduit à une telle performance, à savoir Olivier Dahan. Seule, Marion, loin d’être ingrate, plutôt délicate disons, le remerciait lorsqu’elle allait chercher ses prix. Ça doit être violent de voir son actrice primée à tout va, et de ne pas entendre un mot sur le travail de réalisation. Et puis, j’ai compris, ce samedi, quand je me suis décidée à visionner le film. Au début, c’est la lumière du film qui agace. Trop sombre. On ne voit rien. Et puis, ces flash-back incessants qui ne servent pas le film. Enfin, cette présentation d’une Edith Piaf acariâtre, criarde, imbuvable ! J’ai failli abandonner (comme pour « Austin Powers ») et éteindre. Mais bon, j’ai pas osé. J’ai continué. Seul lot de consolation : la découverte de l’acteur interprétant Marcel Cerdan. Et c’est vrai, l’interprétation de Cotillard est surprenante. D'ailleurs, le casting est impressionnant. Alors, cher Olivier, qu'est-ce qu'il t'a pris? Je te pensais plus inspiré?

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Finalement, sans vouloir polémiquer, je me suis demandée si le producteur avait fait son boulot. N’est-il pas là pour recadrer l’auteur ? Pire, j’ai même pensé qu'en fait, le film était fait pour les américains. Disons pour leur industrie hollywoodienne !

Victor Dorélie

25.03.2008

Moi et Jean-Louis Trintignant: un homme et une femme, pardi!

Moi et Jean-Louis Trintignant, ça a commencé avec "Un homme et une femme" de Lelouch. Un magnifique film! Et puis, plus rien. Si, sa dignité lors du décès tragique de sa fille! Son absence justifiée. Son renouveau avec Samuel Benchétrit. On l'aime bien ce Samuel depuis la lecture de son premier livre. Chaque fois qu'on le voit, il a l'air d'un type qui vient de préparer un mauvais coup! Sûrement, parce qu'il penche la tête, ce qui l'oblige à lever les yeux de telle manière qu'il semble regarder son interlocuteur à la dérobée! Vous pensez que je m'égare mais pas du tout! Car dit Samuel, dit Jean-Louis Trintignant. Le prochain coup, que vous voyez, lisez une interview de Samuel, vous verrez automatiquement il parlera de Jean-Louis et de la manière la plus élégante qu'il soit. C'est touchant tellement ils ont l'air d'être proches et donc de se comprendre. Alors, ce soir, je lis le Monde. Et il y a une interview de Jean-Louis pour sa pièce au Rond-Point. Forcément, inconsciemment, on se dit ce mec est tellement bien, qu'on ne peut pas ne pas lire cet article. Et là, on tombe sous le charme d'une réponse faite à la question suivante: "En dépit des événements douloureux qui vous ont touché (...) vous aimez toujours joué?". Devinez ce que cet homme élégant répond? C'est dur, j'en conviens. "Si on meurt jeune, on est épargné. Je ne pensais pas que je vivrais si vieux, et j'aime vivre. Je suis tellement heureux d'être comédien, de jouer, et cela compte aussi dans mes rapports avec ma femme. Nous vivons dans les Cévennes, et je ne suis pas manuel, alors elle me méprise un peu. Mais quand elle vient me voir jouer, elle se dit, il n'est pas si con que ça, et ça compte beaucoup pour moi".

Victor Dorélie 

   

17.03.2008

Moi et Pékin express : mon Pérou à moi.

767738999.jpgJe ne regarde jamais Pékin express. Mais cette année, pour ceux qui n’auraient pas la télévision (j’en connais), Pékin express a lieu en Amérique Latine (Brésil, Bolivie et Pérou). Les choses sérieuses commencent puisque, ce mardi, les participants arrivent au lac Titicaca. Alors promis, demain, je regarde et je compare leur expérience à la mienne. Vont-ils penser comme moi sur les îles flottantes du peuple des Uros ? A savoir trouver ça initialement joli, s’émerveiller ou craindre (c’est au choix) de fouler ces îles, avec cette impression de s’enfoncer dans le lac, composition de roseaux oblige? Puis s’étonner de trouver la télévision à l’intérieur des huttes, ensuite, se dire, tiens que fait là ce cimetière de bouteilles de plastiques derrière une hutte ? Finalement se réjouir quand lors de la ballade en bateau de roseaux, on comprend que pour flotter, il y a plus de 1500 bouteilles en plastique sous nos fesses ! Vont-ils s’étonner de la contradiction suivante : présence de poteaux électriques mais absence d’électricité (je suis sûre que Jean-Pierre Pernaud lui le verrait tout de suite (gaspillage de l’argent public, quand tu nous tiens !)) sur l’île d’Amantali ? Vont-ils tomber sur des autochtones parlant le quechua comme ma famille d’accueil ? ou l’aymara ? Autant dire que vous vous réjouissez de ne pas avoir pris espagnol en seconde langue puisque ça ne sert à rien ! Reste l’instinct ! Les gestes ! Vont-ils se réjouir de l’invention de la lingette comme moi lors de l’heure de la toilette en l’absence d’eau, d’électricité, de wc ?

En avant-première une photo de moi-même m’essayant à la danse… de l’île. Admirez ma grâce, mon port altier ;), mon élégance dans cette jupe verte !!!

Victor Dorélie

09.03.2008

Moi et « Auprès de moi toujours » de Kazuo Ishiguro : les hommes et le leurre de l’éternité.

1291696647.jpgJe ne sais pas vous, mais moi, quand j’arrive chez quelqu’un, je ne fais pas trop attention au décor ! Je sais juste si je trouve ça joli ou pas. Mais je serais incapable de dire exactement le décor. Je trouve ça malpoli de reluquer partout ! Par contre, si je veux vraiment découvrir ce qu’aime mon hôte, il peut m’arriver de regarder sa bibliothèque. Hyper facile quand la personne vous invite à manger. Toujours un moment où elle doit quitter la pièce pour vérifier la cuisson du repas.

Alors, juste pour voir ce que me réserve cette personne, je peux jeter un œil à sa bibliothèque. Pour tester aussi son potentiel. J’avoue, je l’ai fait pour jauger le nouvel amoureux de ma cousine (je sais, je suis d'une bassesse de temps en temps!). Et là, j’avoue également que j’ai été prise à mon propre jeu. Comme il est jeune, je suis partie avec un a priori de « vieille », genre, je vais me marrer et pouvoir me moquer, tellement il me tacle celui-là ! Voyant mon intérêt pour sa bibliothèque, le « petit » est resté stoïque, m’a parlé de ses bouquins et m’en a même conseillé un qui devrait me plaire, vu mes sujets de recherche. Je me suis dit, il est rigolo, lui. Capable de me conseiller alors qu’on n’a jamais parlé de livres ensemble, et pas vraiment de mes sujets de prédilection. J’ai pris le livre tellement il semblait certain que ça allait me plaire ! Kazuo Ishiguro. Connais pas. « Auprès de moi toujours ». Encore moins ! Toujours est-il que je trouvais belle la couverture ! C’était déjà ça ! Alors j’ai commencé à lire le livre. Une histoire d’enfants élevés dans une pension dénommée Hailsham dans la campagne anglaise. Tout semble pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant, petit à petit, un malaise s’installe. On ne saurait dire pourquoi. Si. Tout semble trop parfait. C’est louche. Où veut nous emmener l’auteur ? Il faut être patient pour le savoir. A partir du moment où l’on comprend, on trouve forte l’idée de Ishiguro. En dire plus m’obligerait à déflorer l’intrigue, ce qui serait regrettable ! Moralité : lisez-le. Accrochez-vous si le début vous rebute. Votre obstination sera récompensée.

Le « petit » avait raison. Ce livre m’a plu. Tellement que ça doit faire un an que je l’ai. Bientôt il vient chez moi, promis, je lui rends. Et j’accepte l’idée qu’il jette un œil à mes livres… enfin s'il y arrive!

Victor Dorélie

02.03.2008

Moi et « Chicken street » d’Amanda Sthers : une belle découverte.

1058291238.jpg« Je ne me souviens pas avoir vu l’ombre d’un poulet dans Chicken Street. A part cette poule mouillée d’Alfred, pas un cocorico, pas une aile, pas une cuisse, pas un sot-l’y-laisse. A l’angle de Flower Street, pas un pétale, pas un parfum, pas une graine, pas même de cactus pourri. Rien qu’une rue. Je me suis toujours demandé pourquoi ces putains de rues avaient des noms si charmants. Et pourquoi en anglais ? On se croirait à Nothing Hill un soir de Noël avec des rires et des odeurs de vin à la cannelle », s’interroge Simon, le narrateur. Car comme son nom ne l’indique pas, « Chicken Street » est l’une des rues principales de Kaboul en Afghanistan. Autrement dit, l’histoire se déroule principalement dans un pays où la situation politique est tendue et la condition des femmes malmenée, mais pas seulement. A cause d’une nuit d’amour entre un reporter américain et une jeune afghane, le destin de nombreuses personnes va basculer de l’Afghanistan aux Etats-Unis. Parce que dans certains pays, il est interdit d’aimer. Parce que dans certains pays, le poids de la tradition est plus fort. Parce que dans certains pays, l’apparence doit être sauve. Parce que dans certains pays, on croit supporter l’infidélité. Parce que dans certains pays, on ne supporte finalement pas d’être cocue alors que l’on savait pertinemment son couple de  façade. Je vous laisse retrouver ces pays. Mais surtout, ce livre est une sublime histoire d’amitié entre les deux seuls juifs d’Afghanistan : Simon et Alfred. Mais comme dans toutes les belles histoires, les protagonistes ne prennent jamais le temps de se dire qu’ils s’aiment. Comprendre qu’on aime l’autre qu’une fois qu’on l’a perdu et donc lui rendre un dernier hommage rétrospectivement. Et c’est Simon qui s’y colle. Tout les séparait, à part leur religion. Et encore, Alfred pensait être plus juif que Simon, ce qui donne des dialogues bien écrits, un ping-pong verbal drôle et caustique à la fois, avec une prédilection pour la phrase suivante : « Il n’y a que les cons qui pensent que les expressions suffisent à faire avancer la pensée ». Quelquefois, en quelques mots, on passe du burlesque au sérieux. « Peut-on vraiment discuter avec un type qui se croit plus juif que vous ? Plus gros, plus chauve, plus riche, mais plus juif ? Peut-être que ça se détecte avec un thermomètre. Je me demande dans quel ordre les nazis tuaient les juifs. Les plus juifs d’abord ? ». 

Amanda Sthers a su dresser une belle brochette de personnages, d’une complexité incroyablement touchante. On se dit qu’elle a bien fait, petite, de se cacher dans le bureau de son père psychanalyste pour écouter ses patients des heures durant, tant ses personnages sont émotionnellement riches et lourds de secrets plus imposants les uns que les autres.

Cette femme a l’élégance des grands. Parler des religions sans manichéisme. Un sujet casse-gueule dans notre cher pays laïc. Parler des sentiments, amicaux ou amoureux, sans fard. Parler de la lâcheté des Hommes. Parler de la fureur des Hommes. Parler des Hommes tout simplement.

Victor Dorélie

14.02.2008

Moi et « les monologues du vagin » d’Eva Ensler : une pièce réaliste

171d9bfea8ee1050c5cbe9ae69650fcf.gifPremier commentaire de nombreuses femmes à l’issue de la pièce « C’était bien mais court ». Sans mauvaise pensée, franchement, ça ne vous rappelle rien ? Redevenons sérieux, en fait, je pense qu’il vaut mieux une pièce d’une heure quinze qui soit juste, efficace, qu’une pièce longue qui devienne graveleuse et finalement perde tout son intérêt !
La pièce est bien écrite. Le sujet « VAGIN » est on ne peut mieux traité. Les histoires sont très variées et bien construites. Il faut dire qu’elles s’inspirent de plus de 200 témoignages. Tous les thèmes sont abordés, des plus légers aux plus sérieux. Et cette pièce est aussi décomplexée que décomplexante. Conseil : si, femme, tu as un problème avec ton vagin, va voir cette pièce. Ta thérapie commence et tu verras que oui, tu es normale. Et que même de ton vagin, tu pourras rire. Car si aucune des situations exposées ne te rappelle ta propre expérience, alors c’est que tu n’es pas une femme. En parlant de ça, il y avait plein d’hommes à cette pièce. Nos deux voisins ont eu l’air de s’ennuyer ! Gênés ou inintéressés ? D’un côté, je ne sais pas comment je réagirai si je devais écouter pendant une heure quinze une pièce sur les pénis. D’un autre, pourquoi venir si le sujet ne nous intéresse pas plus que ça, d’autant que la pièce n’est pas castratrice? Elle ne critique pas les hommes. Juste une ou deux remarques réalistes!
Quant à la prestation des trois interprètes, elle est inégale, même si toutes les trois ont l’air de bien s’entendre. Les deux plus « mûres » Isabelle Aubret et Lisette Malidor sont convaincantes, malicieuses et justes. Je les ai adorées. Reste la troisième femme, Séverine Ferrer. On part avec un a priori négatif. On se souvient de Fan de. On ne lui crache pas à la figure, sachant que nous regardions quelquefois son émission à l’époque. Dire que c’est une excellente comédienne serait un mensonge. Elle sur-joue. Mais elle a eu deux ou trois moments de grâce sur scène, et ça fait plaisir à voir. Cette fille a certainement un potentiel. Encore faut-il que des personnes la guident mieux ? Le seul bémol dans cette histoire, c'est la chute! La fin est abrupte. 
Moralité : cette pièce tourne depuis des années, on comprend pourquoi ! Le bouche à oreille n’est pas prêt de s’arrêter.

Victor Dorélie.

06.02.2008

Moi et Cali: Sophie Calle n°108, une réponse masculine intéressante!

"Nom de Dieu, ouvre la bouche, je t'en supplie,

tes mots me tiennent à la vie, dis quelque chose,

mon amour, ton silence est pervers et trop lourd, il me démolit,

j'en t'en prie, dis quelque chose..."

Ainsi commence la chanson de Cali ou la cent huitième lettre, la dernière invitée surprise de l'oeuvre de Sophie Calle (souvenez-vous j'en avais parlé dans une note précédente). La seule venant d'un homme. Et c'est con à dire, mais je trouve que c'est la seule la plus empreinte de romantisme. Et finalement, si Cali démontrait que certains hommes peuvent daigner et dignement nous répondre au chaos amoureux contrairement à ce que laissait supposer Sophie Calle! Ne pas mettre tous les hommes dans le même sac!

On aime bien Cali, surtout depuis qu'on l'a vu en concert. Un fou. On regrette cependant quelques unes de ses idées. Personne n'est parfait.

Mais dès qu'il parle des rapports amoureux, on le trouve assez fortiche :)

Caliment vôtre,


Victor Dorélie 

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24.01.2008

Moi et Persepolis : une surprise agréable.

Alors oui, loin de moi l’idée d’aller voir ce film à sa sortie malgré des interprètes sérieuses et une excellente critique. Pour tout dire, j’étais réfractaire à une bande dessinée filmée. Ce qui m’a finalement décidée, ce sont les éloges d’une amie qui connaît bien l’histoire de l’Iran. Alors séance de rattrapage grâce au Festival Télérama. Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis. Faire confiance à ses amis. Toujours.

Dès le début, je me suis faite à ces images en noir et blanc. Sans chichi. Car l’essence est là et les dialogues incroyablement choisis, un sens de la narration étonnamment proche de la perfection.

De quoi s’agit-il en fait ? Suivre la vie de la jeune iranienne Marjane Satrapi. Alors voilà quand à huit ans, on a pour ambition de devenir soit Bruce Lee, soit le dernier prophète, on se dit que la petite va certainement tomber de haut. Le propos est dur et réaliste. Mais l’humour détend un peu l’atmosphère et contribue à nous faire passer des messages. Certes ce film dénonce les différents régimes iraniens. Mais l’Occident n’est pas épargné pour autant. A juste titre.

La condition féminine est assez bien décrite. L’incohérence du machisme tournée en dérision. Les rêves des petites filles un peu moqués. La lâcheté des hommes pointée du doigt.

Finalement, retenir les recommandations de la grand-mère aussi impétueuse qu'irrésistible: ne pas oublier d'où l'on vient, rester intègre et ne pas répondre à la bêtise de l'autre.

La réalisatrice et son acolyte sont donc très doués. On comprend les prix et la nomination aux Oscars.

Victor Dorélie.

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15.01.2008

Moi et Philippe Lucas: une osmose sentimentale

Citation d'un philosophe improbable, Philippe Lucas, à laquelle on adhère : "Etre amoureux, c'est quand on est heureux pas quand on est malheureux".

Victor Dorélie 

 

13.01.2008

Moi et "La visite de la fanfare" de Eran Kolirin : un film simple et enchanteur.

Voilà, le magazine Elle m’a encore fait gagné. Cette fois-ci, c’était une place de cinéma. « La visite de la fanfare ». Bien sûr, j’y suis allée. En voilà, un film sans prétention mais efficace.
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L’histoire : Une fanfare de la police égyptienne échoue par erreur dans une petite ville israëlienne. Sur place, une femme leur offre l’hospitalité. En une nuit, des personnes de cultures différentes vont apprendre à vivre ensemble, à se découvrir.
De ce film, il me reste la couleur bleu clair des uniformes des policiers, une lumière très colorée pour contrebalancer la solitude des personnages cabossés mais touchants, des interprètes surprenants (une impétueuse et séduisante Ronit Elkabetz, un fier mais respectueux Sasson Gabai pour ne citer qu’eux, même si tous les acteurs se valent), des scènes incroyablement bien filmées (mes deux favorites étant la scène des rollers où un égyptien apprend à un israélien comment s’y prendre pour sortir avec une fille et la scène d’adieu quand tous les protagonistes secouent leurs bras). Comment tromper l’ennui ou détourner le pathos ? Utiliser l’humour. Avec justesse. Ce film tout en équilibre est un petit bijou plein de poésie. C’est rare, la poésie, de nos jours.Merci donc à Elle et Sophie Dulac Distribution.

Victor Dorélie.

16.12.2007

Moi et Never Forever : le film à voir absolument.

Voilà un film qui m’a énormément émue. Ce film, sorti depuis plusieurs semaines, a une excellente critique mais très peu de copies. Aussi, quand j’ai vu vers 21h qu’il passait à 22h15 dans un cinéma art et essai, pour une séance unique, je n’ai pas hésité à débaucher au dernier moment une complice, pourtant invitée chez des proches. Et j’ai très bien fait. Le thème est a priori assez casse-gueule : une femme est prête à tout pour avoir un enfant alors que son mari est stérile. Ce thème l’est encore plus pour un premier film. Mais la réalisatrice Gina Kim a évité tous les écueils possibles, notamment le pathos, le mélo. Ici tout est bien ficelé : le scénario, le jeu des acteurs, les images.

 

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Alors voilà Sophie une américaine bien sous tous rapports est mariée avec Andrew, un coréen. Ils forment un couple mixte parfait. Seule ombre au tableau : la difficulté d’avoir un enfant dû à la probable stérilité d’Andrew. La famille de ce dernier leur met pas mal la pression. Cela dit dans notre pays, c’est aussi la même chose, passé deux ans de mariage, tout le monde commence à vous demander pourquoi vous n’avez pas d’enfant. Comme si un enfant était une fin en soi pour un couple. C’est bien connu, un couple sans enfant est un couple égoïste. Toujours est-il que Sophie se sent impuissante face à la détresse de l’homme qu’elle aime. Aussi pour y remédier, elle décide de flirter avec l’illégalité sans l’en avertir. Le destin lui fait rencontrer un donneur refoulé d’un centre spécialisé, la faute à son visa expiré. Elle décide donc de demander à cet immigré clandestin de lui donner son sperme moyennant finance. Chacun est censé y trouver son compte, elle, un enfant, lui, de l’argent. Mais passer à l’acte est autre chose. Ici pas de loufoquerie, pas de sperme que l’on met dans une éprouvette et que l’on s’introduit en faisant le poirier. Non, ici, c’est réaliste. Pour obtenir ce que l’on souhaite, il faut faire quelques concessions. Et pas des moindres. Coucher avec l’autre. Sans envie. Juste par business. Et pour que cela prenne, faut y aller plusieurs fois. Sauf que lui, au bout de la troisième fois, il en a marre de cette froideur, de cette vitesse. De cet amour sale. Alors il va poser quelques exigences. Manger et boire pour se donner du baume au cœur. Sauf que quand on boit, on peut dire des choses blessantes. La vérité peut être blessante. Mais la vérité n’est pas toujours un mal. Provoquer le conflit peut avoir des vertus salvatrices. En effet, de cette dispute va finalement naître une rencontre amoureuse incroyable. Lui, on le sait est subjugué par sa beauté. Elle, on devine qu’elle est conquise par sa manière de la toucher. C’est sensuel, c’est fiévreux, c’est sexy en diable. Sauf que finit par arriver ce qui devait arriver. Elle tombe enceinte. Normalement, le business est terminé. C’est logique. Elle doit retourner avec son mari. Mais il y a une chose essentielle qui ne se monnaie pas. On appelle ça l’amour. Et là, la réalisatrice réussit à montrer des trucs incroyables : la confusion des sentiments, l’absence de l’autre, la montée du désir. Finalement, le déclic de cette femme amoureuse, drapée dans des tissus vaporeux, va venir d’un compliment de son époux. Il l’aime parce qu’elle pense plus aux autres qu’à elle-même. Paradoxalement, c’est à ce moment précis, qu’elle décide de revoir celui qui va véritablement devenir son amant. Et faut voir le contraste au fil de leurs rendez-vous ‘professionnels’ puis amoureux. Au début, elle vient avec son sac plastique pour mettre ses sous-vêtements dedans, tellement elle trouve la chambre crade. Après l’acte, lui feint de se laver longuement pour qu’elle devine de quitter l’appart sans mot dire. Ensuite, tout change, ils se préparent, sont pleins d’attention l’un envers l’autre, commencent la séduction. Il change la couverture miteuse de son lit. Plutôt que de se déshabiller froidement, elle le laisse faire. Autant au début, elle se sent si sale qu’elle se lave énergiquement sous la douche pour effacer toute odeur, autant ensuite, elle se surprend plutôt à sentir l’odeur de Jihah avec délectation. Forcément, le pov Andrew découvre le pot aux roses. On se met à sa place. Les choses vont se durcir, les relations se tendre, les choix se faire, la vie s’en mêler. La fin, à l'image du titre, est ouverte mais magnifique car apaisante.  

13.12.2007

Moi et "Amours, guerres et sexualité (1914-1945)" : sur ma faim…

4a596dba7c66803798046de5170837ca.jpgSous ce titre assez aguicheur, le propos est des plus sérieux. Le but : montrer à travers plus de 470 objets comment et en quoi les deux conflits mondiaux ont affecté les relations amoureuses entre les hommes et les femmes, combattants ou civils.
Ce qu’il me reste de ma visite à cette exposition. D’abord, le regard malin d’un guide qui me demande pourquoi je souhaite voir cette exposition. Est-ce que je lui pose des questions ? Non, enfin si, je lui demande juste où se trouve le deuxième corridor. En même temps, elle n’est pas si bête sa question. Pourquoi j’y suis allée à cette exposition ? Tout simplement pour apprendre des choses sur les relations amoureuses pendant les conflits. Et puis, aussi pour vérifier une idée avant de faire une critique sur le livre de Valentine Goby.
Alors forcément, il y a des choses intéressantes à voir, à travers le découpage suivant : la mobilisation, la séparation, l’entretien du lien amoureux entre les hommes et les femmes malgré la distance, la sexualité réglementée, l’amour avec l’allié ou l’ennemi avec des conséquences plus ou moins heureuses, les violences sexuelles.
Alors, il y a les affiches pour motiver les troupes, les mesures prises pour préserver les troupes des maladies vénériennes dans les maisons clauses, afin de ne pas décimer les troupes. Il y a les privilèges : l’accès aux maisons clauses uniquement aux soldats allemands, sous réserve du respect de certaines horaires, l’accès au préservatif. Il y a les interdictions : les relations entre prisonniers français et femmes allemandes pendant le service obligatoire, avec un risque de peine de mort, hélas pas de chiffres à l’appui. Je crois que c’est le dernier tabou dans cette guerre, ces relations entre français et allemandes. Il y a aussi les recommandations avec la propagande, notamment allemande auprès de la gent masculine française en leur faisant croire que les anglais vont leur « voler » leurs femmes ou celle auprès de leurs propres soldats leur indiquant de se méfier des françaises, chacune d’elles pouvant cacher une espionne. Quelquefois, je trouvais dommage que les papiers de mon grand-père ne soient pas dans cette expo, tant c’est nécessaire de comprendre l’histoire de notre pays.
J’ai aimé pouvoir écouter la musique d’époque, les discours aussi. J’ai également apprécié l’espace cinéma qui indique les films s’interrogeant sur le thème de l’exposition, extraits à l’appui.
Mais par moments, j’ai trouvé que ça n’allait pas assez loin. Forcément, le passage de l’information au voyeurisme peut être facilement franchi. J’ai aimé la pudeur de la présentation de photos d’un viol d’une française par des soldats allemands. Comment faire autrement d’ailleurs ? Toutefois, il y a des moments où l’on aimerait avoir plus d’explications. Par exemple, sur les ustensiles pour lutter contre les maladies vénériennes. Ou encore, sur les femmes tondues. J’aurais aimé avoir plus d’articles de presse, de lettres d’administrations, de témoignages. Alors on a bien une lettre d’amour, preuve d’une relation entre une française et un soldat allemand pour la commission d’épuration, mais c’est tout. C’eut été intéressant d’avoir des témoignages de ces femmes. Alors je me suis rendue à la librairie du Musée. J’en suis ressortie avec le Catalogue de l'exposition : Amours, guerres et sexualité : 1914-1945 sous la direction de François Rouquet, Fabrice Virgili, Danièle Voldman, Gallimard, septembre 2007, 30 €, 176 p. et un livre de Fabrice VIRGILI « La France ‘virile’ Des femmes tondues à la Libération ». J'espère y trouver mon bonheur.

Victor Dorélie

Amours, guerres et sexualité 1914-1945 Du 22 septembre au 31 décembre 2007 EXPOSITION TEMPORAIRE - Corridors de Perpignan et de Valenciennes
Hôtel national des Invalides, organisée par le Musée de l’armée et le Musée d’histoire contemporaine.
La visite commence dans le corridor de Perpignan (salle 1) - espace du Musée de l’Armée -, se poursuit sous les galeries de la cour d’honneur, pour continuer dans le corridor de Valenciennes - salles d’exposition du Musée d’histoire contemporaine-BDIC (salle 2).

04.12.2007

Moi et « My Blueberry nights » de Wong Kar Waï : l’évidence amoureuse.

Bon je suis fan de Wong Kar Waï depuis « In the mood for love ». Des amis fort sympathiques m’ont offert un coffret avec tous ses films. Et pour l’instant « In the mood » reste le meilleur, même si j’ai trouvé que chaque film avait une âme. La principale inspiration de ce réalisateur étant les sentiments amoureux, il est logique que je m’y intéresse. Son dernier opus m’a beaucoup plu.

Alors de quoi s’agit-il au fond ? D’une rencontre entre un homme et une femme. Sauf que ce n’est pas le bon moment pour eux de tomber amoureux l’un de l’autre, chacun n’ayant pas fait le deuil de leur histoire actuelle. Voilà, le plus difficile dans une histoire d’amour, c’est ça, être synchrones. Alors elle va partir, loin. Fuir pour se reconstruire et oublier celui d’avant. Au fil des rencontres improbables (un flic alcoolique, sa femme qui ne l’aime plus, une joueuse de poker invétérée), elle va atteindre son but.

Norah Jones m’a bluffée. Cette fille est non seulement belle, mais aussi, comme chacun sait, excellente chanteuse. Et, dans ce film, on la trouve magnifique actrice.

Jude Law, même si on n’aime pas trop les blonds, est sexy en diable, en serveur et gardien de trousseaux de clés de personnes qui se séparent. Un peu autiste dans sa manière de vivre. Filmer ses journées de boulot pour voir tout ce qu’il a loupé. Attendre pendant plus de 300 jours sa dulcinée en lui préparant chaque soir un couvert, cette fameuse tarte aux myrtilles dont quasiment aucun client ne veut mais qu’il persiste à préparer. 

A quoi reconnaît-on le génie de WKW ? A sa manière de filmer, pardi ! Les plans sont bien faits, la couleur des plus recherchées. L’esthétisme est l’une de ses principales qualités. J’aime beaucoup la manière de filmer, non seulement, ce road-movie, mais également l’intérieur de la tarte à la myrtille, qui laisse deviner tous les chamboulements intérieurs des deux protagonistes. Et puis, il y a cette scène de baiser. La première est un peu « décevante » dans le sens où on la devine mais où l’on ne voit rien. Non pas que l’on soit voyeur. Mais venant de WKW, on s’attend à du génie. Mais le génie n’a pas dit son dernier mot. Il a tout compris, il joue avec notre impatience et il a raison. Forcément, il revient sur ce baiser spectaculaire. Un baiser un peu volé. Que dis-je carrément volé ! Pas un simple bisou qui dérape sur les lèvres prenant l’autre par surprise. Trop simple. Trop connu. Non, là, il s’agit d’embrasser l’autre par surprise avec délicatesse, alors qu’elle dort, afin de lui ôter un reste de chantilly aux bords des lèvres. Dis comme ça, ça semble peu paraître incroyable ! Mais en fait c’est terriblement sensuel. 160033c58d9d5e0b487450a30c2ce3d0.jpg

Bref, si vous avez un peu de temps à consacrer aux relations amoureuses, courez voir ce film !

 

Victor Dorélie

 

Ps : pour les plus cinéphiles, je vous conseille la critique suivante :

http://monfestivalducinema.hautetfort.com

23.11.2007

Moi et Pierre Granier-Deferre : une émotion indicible ?

Ce cinéaste est décédé vendredi 16 novembre 2007 à l’âge de 80 ans. Je dois avouer que ça m’a fait un petit pincement au cœur. On lui a souvent reproché d’être l’homme des adaptations. Pourtant, j’ai adoré ses adaptations, surtout celles de Simenon dont je suis assez fan. Alors, comment ne pas succomber à « la Veuve Couderc » et au « chat » ? J’adore sa manière de filmer, sans prétention, son goût prononcé pour les paumés, les gens en pleine crise, son attirance pour le déclin et la nostalgie. Et il savait choisir ses interprètes. Comment oublier le couple Simone Signoret/Alain Delon dans la « Veuve Couderc » et le couple Simone Signoret/Jean Gabin (un couple qui se déchire autour d’un chat) ?

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Il n’était pas le chouchou des critiques. Je me souviens que souvent on me disait qu’est-ce que tu peux bien trouver à ce réalisateur ? Et un critique de cinéma de me balancer il y a quelques années « C’est un has been ce monsieur ». Qu’est-ce que j’en avais à faire qu’il soit un has been à partir du moment où en visionnant ses films, j’avais énormément de plaisir ! C’était juste un homme ordinaire, un héros très discret auquel je voulais rendre un dernier hommage !

Salut l’artiste !

Victor Dorélie

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21.11.2007

Moi et Elle: L'échappée belle avec Valentine Goby

Vous l'avez sans doute remarqué, il m'arrive de participer à des concours et d'en gagner. Là, c'est un livre suite à un concours dans le ELLE. Sur les derniers ouvrages sortis récemment, il fallait en choisir 3 par ordre de préférence et j'ai donc gagné celui que je voulais: "L'échappée" de Valentine Goby. On l'avait remarqué il y a quelques années avec "La note sensible". On attend avec impatience de lire son dernier ouvrage, car c'est un thème qui nous fascine pour des raisons personnelles: une femme qui tombe amoureux d'un officier allemand pendant la seconde guerre mondiale. J'espère que l'histoire sera à la hauteur de mes espérances. Je vous en ferai part.

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En attendant ce moment,

Victor Dorélie 

  

29.10.2007

Moi et Nicolas Fargues : la déception et le renouveau amoureux !